MAROC : LA RÉPRESSION DU MAKHZEN FAVORISE UN SOULÈVEMENT POPULAIRE GÉNÉRALISÉ ET TRÈS PROBABLE

IL  SEMBLE NE PAS RETENIR LES ENSEIGNEMENTS DU CE QUI SE PASSE AUTOUR DU ROYAUME ,PAR SA RÉPRESSION AVEUGLE ET SON OBSTINATION EXAGÉRÉE A SÉVIR CONTRE LES DIRIGEANTS DU « HIRAK  » DU RIF !

Le makhzen risque de déraper si toute fois un vague de manifestations pourrait surgir dans une  ville du royaume , motivée par un quelconque argument et éventuellement hypermédiatisée par soit al jazeera ou alarabia !

Les dictateurs , trop introvertis et suffisants , ont la mémoire courte , qui aurait cru que kadafi , bouteflika , albechir etc partiraient un jour .

Et ce ne sont pas les grandes manœuvres militaires récentes prés des frontières algériennes qui peuvent rassurer le peuple en détournant son attention !

Les peuples sont très réceptifs , suivent les événements internationaux et se remettent en question afin de choisir le modèle qui leur convient  et les marocains aussi .

Pour info , le peuple  marocain  par son mouvement du 20 février 2011 a démontré qu’il est présent et peut resurgir à tout moment en dépit des tentatives du régime visant à l’éliminer complètement  du champ social et politique marocain.

Aussi le hirak du rif, mouvement de protestation  né à la suite du décès tragique à Al-Hoceima, le 28 octobre 2016, d’ un jeune vendeur de poisson. Il s’est radicalisé depuis. Au début, il exigeait la clarification des conditions de sa mort et le châtiment de « ses assassins ».

Mais le mouvement, en s’installant dans la durée, a exprimé des revendications sociales et économiques et des points de vue identitaires qui se sont progressivement politisés.

C’est un mouvement populaire pacifique de la jeunesse Rifaine, le Makhzen a réagi par une brutale répression. Au total, 798 manifestants, dont 502 détenus, ont fait l’objet de poursuites judiciaires. Des dizaines de protestataires, souvent mineurs, sont condamnés par une justice expéditive en 2017. 53 animateurs de la contestation, transférés à Casablanca pour être déférés devant la chambre criminelle de la Cour d’appel, ont finalement écopé de peines iniques .

Des centaines de manifestants ont investi, ce dimanche 6 avril, les rues d’Al-Hoceima pour dénoncer les peines confirmées en appel pour les militants du Hirak du Rif.

Il convient de rappeler que la Cour d’appel de Casablanca avait confirmé vendredi 5 avril les peines infligées en première instance à tous les leaders du mouvement contestataire rifain incarcérées à la prison d’Oukacha à Casablanca.

L’essor du mouvement s’appuie sur la mémoire à vif de cette région en majorité berbère qui a connu plusieurs soulèvements brutalement réprimés. D’abord par les colonisateurs espagnol et français au début du XXe siècle, puis sous les rois Mohamed V (1957-1959) et Hassan II (1984).

A son arrivée au pouvoir en 1999, Mohammed VI s’engage sur la voie de la réconciliation et multiplie les promesses d’investissements, suscitant beaucoup d’espoirs, rapidement déçus.

La région d’Al-Hoceima n’a pas d’université, est sous-équipée au plan médical. La production de cannabis et la contrebande via les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla et la pêche sont le carburant de l’activité régionale, mais ces activités, plus encadrées, sont en perte de vitesse, aggravant encore la pauvreté de la région.

Revendiquant la « dignité » (Karama), et fustigeant la « Hogra », (mélange de mépris, d’abus de pouvoir et d’injustice) et la « dictature » du makhzen -l’entourage du roi qui détient la réalité du pouvoir. Intransigeant, « il refuse toute collaboration avec les forces politiques organisées »

le sentiment séparatiste des Rifains: depuis l’automne, les manifestants brandissent les couleurs amazigh et le drapeau de l’éphémère république du Rif, proclamée en 1922 par le vainqueur du colon espagnol Abdelkrim Khattabi. Pas celui du Maroc.

Ce n’est qu’une façon de défier le Makhzen contre la marginalisation économique, politique culturelle et sociale du Rif